Un logiciel non propriétaire est un logiciel...

Si vous arrivez à compléter cette proposition avec assurance, félicitations ! Mais êtes-vous bien certain(e) de votre réponse ?

Certains pensent qu'un logiciel propriétaire est un logiciel développé par une entreprise, en conséquence de quoi un logiciel non propriétaire est forcément un logiciel communautaire ou personnel. Cette vision est malencontreuse car des multinationales sont à l'origine de logiciels non propriétaires. À l'inverse, un logiciel personnel est souvent la propriété exclusive de son auteur.

En vérité, le degré de propriété est avant tout une affaire de licence. Sur le plan du droit, le logiciel propriétaire s'oppose au logiciel libre et au logiciel ouvert. Un logiciel libre étant logiquement un logiciel ouvert, on peut être tenté de dire qu'un logiciel non propriétaire est un logiciel libre. Sauf que... Non, toujours pas.

Un logiciel libre est un logiciel ouvert mais la réciproque est fausse. La confusion est encore plus terrible en anglais où l'on parle de « free software » contre « open source » ; avec « free » qui peut aussi bien se traduire par « libre » que par « gratuit ». Or un logiciel libre peut tout autant être gratuit que payant, de même qu'un logiciel simplement ouvert ou propriétaire. D'où l'intérêt de l'expression « libre software », pourtant peu usitée dans le monde anglophone.

Mais à vrai dire, le clivage entre logiciel libre et logiciel open source est surtout une querelle de chapelles entre l'OSI (« Open Source Initiative ») et la FSF (« Free Software Foundation »). Les partisans du libre ajoutent une dimension philosophique à l'aspect purement pragmatique d'un code source ouvert.

Heureusement, il y a une réponse universelle. Ici ce n'est pas 42 mais FOSS (« Free and Open Source Software ») ou FLOSS (« Free/Libre and Open Source Software »).